La Triennale ESTAMPADURA s'installe bientôt à Pamiers


ESTAMPADURA... pays invité, l'Allemagne!

L'exposition en partenariat avec l'association ESTAMPADURA durera du 6 mai au 1° juin. Vernissage le vendredi 10 mai, 18h30. 

La triennale ESTAMPADURA, en partenariat avec Les Mille Tiroirs, présente les œuvres d'artistes allemands, qui témoignent de la vitalité et de la diversité des procédés de l'estampe.
Pratiquée depuis le XI° siècle, l'estampe a accompagné les mouvements d'échanges culturels à travers l'Europe.

L’estampe originale est une impression sur papier dont l’artiste a lui-même composé le dessin. L'artiste peut faire le tirage lui-même, ou passer par les services d'un lithographe ou d'un taille-doucier, selon la technique choisie. Le dessin peut être gravé sur métal (eau forte, burin, pointe sèche, aquatinte, manière noire), sur bois , lino… (taille d’épargne, collographie), sur pierre (lithographie), à travers un écran (sérigraphie), ou à travers une découpe (pochoir).
Une estampe originale est un tirage numéroté et signé par l'artiste.


Les artistes allemands présentés au cours de cette triennale sont :
BAUER Karin
BORCHERDING Eiko
DREGELOW Frank
FOLMER Wolfgang
JAXY Constantin
JAWORSKA Renata
KREMPEL Uschi
SCHATZMULLER Ute
SCHIERHOTZ Uwe
SEREDENKO Oleksandr
SOHIEFER Welf
THÖLIN CHITTENDEN Katarina
WERBIN Suzanne
WESSLER Paul
L'artiste régional invité est Martin WARE 
(c) Martin WARE

L'exposition "Les métamorphoses de la photographie"

Un article sur le blog de la Dormeuse, un article dans Ariège News, un article dans La dépêche, et un autre encore dans Le Petit Journal (Ariège), pour une exposition qui a enregistré un pic de 70 visites sur une journée, scolaires et adultes, le vendredi 22 mars. Merci à tous.
Quelques images de l'exposition.
Nicolas Baudouin pratique ce qu'il nomme la post-photographie. Il ne prend pas lui-même les clichés, et s'affranchit de "l'instant décisif". De fait, il déplace ce fameux instant, qui devient celui du choix, puis du retraitement de l'image.

Les premières séries de "Google Steet" de Nicolas Baudouin portent la marque d'un dispositif technique moins performant que les prises de vue actuelles. Mais ces tons fanés, ces pixels épais, n'en ont pas moins de charme, surtout quand ils citent le "baiser de l'hôtel de ville", ou quand ils donnent à un Vélib une touche proche de nos vieux "Solex".


Les triptyques proposent d'associer trois images entre elles, sans que l'on sache quel critère d'association a été choisi par l'artiste. Ces rébus visuels sont fort appréciés des enfants, qui y montrent, évidemment, une perspicacité imparable. Trouver le rapport entre une saucisse dans la saumure et un grain de peau orné de taches de rousseur... 
Matthieu Fappani a montré une diversité de techniques remarquable et remarquée. La photographie devient le matériau de base à partir duquel s'orienter vers la peinture, la sculpture, l'installation. La photographie s'est définitivement affranchie de cette fameuse "perte d'aura" : elle est la terre à modeler, le tube de couleur, à partir desquels le plasticien crée de nouvelles formes.
Les portraits transférés sur plastique thermoformé de Matthieu Fappani demandent à être regardés sous plusieurs angles différents, comme s'il s'agissait d'une anamorphose...mais de quel monstre, de quel héros? De fait, on ne sait jamais quel image privilégier et si le plus monstrueux n'est pas le plus évident. Ce qui est montré est forcément vrai.


Tel ce personnage composite, avec ces oreilles démesurées, yeux clos pour laisser le spectateur le dévisager en douceur, et s'accoutumer de sa nature ambivallente, homme-lapin, ou homme-chauve-souris, étrangement serein, malgré le support déchiré, recomposé, du fond

Karine Labrunie met en scène des cadres photo numérique, le dernier en date des médias, après le tableau, la photo, l'écran vidéo. Qu'un artiste s'empare des derniers états de la technique et en fasse sa chose, la détourne, l'utilise, lui fasse rendre ce pour quoi elle n'avait pas été conçue à l'origine, quoi de plus réjouissant! Quoi de plus normal?

De beaux et innatendus effets de sens attendent ceux qui restent devant ces cadres photo, composés d'images propriété de l'artiste, d'images issus d'un fonds familial, et d'images chinées au hasard. Ce matelot avec le mot "Vérité" écrit sur son béret, clin d'oeil de la photographe à la photographie, dont on a pu croire, un temps, qu'elle était une part du passé, un morceau de réel innocent... alors que l'on sait que toute photo - même documentaire - est une mise en scène.

D'origine franco-libanaise, Karine Labrunie a effectué de nombreux séjours au Liban, interviewant, photographiant les familles. La traversée des années de guerre civile lui a donné matière à d'émouvantes captations, dont ces photos sont le témoignage.

Exposition "Les métamorphoses de la photographie"

Chers amis des Mille Tiroirs,


c'est avec plaisir que nous vous annonçons la première exposition de l'année 2013 intitulée "Les métamorphoses de la photographie".

Trois artistes s'étant emparé des technologies numériques pour modifier notre regard sur la photographie seront présentés :

- Nicolas Baudouin,

- Matthieu Fappani,

- Karine Labrunie.

Vous pourrez télécharger le dossier de présentation de l'exposition sur ce lien.

En espérant vous voir très bientôt, salle Espalioux, pour notre vernissage, le vendredi 15 mars, 18h30,
L'équipe des Mille Tiroirs



Avec le réseau des associations d'art plastique en Ariège, Les Mille Tiroirs participent au marché de Noël des artistes à Foix, pendant le week end du 1 et 2 décembre.
Nous présenterons les oeuvres des artistes Golnaz BEHROUZNIA, Sandrine DEUMIER, Junlin LIU, Laurent MARGULIEW, Ayuko MIYAKLAWA, Jérémie VAN ROMPU.
Des oeuvres entre 1 et 300 euros seront proposées au public.

Accrochage de >>SigneS>> au Lycée du Castella, à Pamiers

Aussitôt décrochée de la salle Espalioux, l'exposition SigneS a été accrochée dans la salle Molinié du Lycée de Castella (Pamiers), et pour une période allant du 22 octobre au 3 décembre.








Un grand merci à l'équipe enseignante et au proviseur monsieur Didier Ferré pour leur accueil.
Une salle d'exposition grande ouverte sur le monde lycéen.

"SigneS" pour tous les publics...

Il faut signaler le bel article sur le blog de La Dormeuse et la remercier pour de si pertinentes analyses et références.
Et remercier encore les artistes pour leur travail, à la demande des Mille Tiroirs, qui s'affiche dans les rues de Pamiers.
Les enfants des écoles ont répondu aux sollicitations des maîtresses,
en donnant eux aussi leurs commentaires,

tandis que de plus âgées spectatrices parcouraient le récit interactif de Sandrine
tout cela après quelques discours de circonstances pour présenter l'exposition,
ce dont les tout jeunes spectateurs n'ont rien à faire, ils ont bien raison!

Quelques images de l'exposition en cours

Un grand merci à tous les habitués des Mille Tiroirs et aux nouveaux venus qui se sont déplacés pour le vernissage de "SigneS".
Voilà une image de l'installation de Sandrine Deumier
Et voilà une image de quatre panneaux installés par Ayuko Miyakawa, peints il y a quelques mois...
et voilà trois tableaux peints spécialement pour l'exposition,
et voilà les deux artistes peu après l'accrochage.

Exposition SIGNES, avec Sandrine Deumier et Ayuko Miyakawa, du 21 sept au 20 octobre

Vernissage le 21 septembre à 18h30, Salle Espalioux, Pamiers.

Les deux artistes réunies pour cette exposition intitulée « Signes » abordent chacune très différemment la place du signe dans l’œuvre d’art plastique.



Sandrine Deumier présente « Love Game », installation composée de sculptures, de dessins et d’une vidéo - poésie sonore interactive. Elle se situe au cœur de cette modernité, qui voit les plasticiens revendiquer pleinement la notion d’art total, en utilisant toutes les techniques à leur disposition, y compris les technologies numériques. L’écrit est présent chez elle sous forme visuelle, quand il recouvre certaines sculptures, et sonore, dans son récit interactif.


Ayuko Miyakawa enseigne la calligraphie japonaise. Elle peint à l’encre de Chine des compositions qui incluent des signes, ou dont le signe est l’élément plastique dominant. Avec le Kanji (idéogramme) signifiant « eau », répété sur sa toile, elle énonce l’eau et suggère la fluidité, l’état d’impermanence. Dans certaines de ses autres toiles, le signe n’est pas présent de façon explicite, mais néanmoins certaine.

Réunir dans une même exposition Sandrine Deumier et Ayuko Miyakawa nous permet de confronter deux visions très distinctes de la place du signe dans l’œuvre plastique.

Chez Sandrine Deumier, le signe est frontalement utilisé pour construire le mot, puis pour déconstruire la narration. Son travail, qui ne se refuse aucun des moyens d’expression possibles ici et maintenant, est pleinement représentatif de cette génération de jeunes plasticiens qui, sans complexes, dépassent le post-modernisme pour aller vers un art pluri-média.


Chez Ayuko Miyakawa, le signe est déconstruit jusqu’à devenir invisible – et néanmoins il constitue l’architecture de ses compositions, qu’elles soient encore figuratives, ou totalement abstraites. C’est dans la tension entre la présence et l’absence du signe, la figuration et l’abstraction, que se situe toute la pertinence et la force de son travail. Son œuvre nous parle d’un temps où le signe pourrait être amené à disparaître. Et quoi, alors ? Le chaos, ou la libération ? Mais peut-être nous parle-t-elle aussi d’un temps où le signe ne serait pas encore inventé ?

Autant chez Sandrine Deumier que chez Ayuko Miyakawa, on appréciera cette économie de moyens, cette élégance dans le trait, cette volonté de laisser au spectateur une liberté de regard. Une liberté en face de leur œuvre, qui pourrait s’appeler le plaisir, au sens où Roland Barthes parlait de « plaisir du texte », ce moment où le lecteur, le spectateur rentre dans une relation de co-construction avec l’oeuvre.


Matt Hilton

de La Franqui à Ramonville
assemblages, peinture, estampes, texte

du 1er au 31 mars 2012
salle Espalioux, rue Jules-Amouroux à Pamiers
ouvert les mardis, mercredi  et vendredis de 14 h à 18
et le samedi de 10 h 30 à 13 h
Entrée libre

vernissage le vendredi 2 mars à 18 h 30
 
crédit photo : Gérard Bayssière
crédit photo : Gérard Bayssière

crédit photo : Gérard Bayssière
crédit photo : Gérard Bayssière

"Isolement magnifique,
le monde grouille autour de moi car j'ai fait mes calculs autrement.
Si je me trouve seul, dépassé ?
Évidemment il y a un "zéro" dans mes formules,
ou, plutôt croire,
signe d'infini. 


















"Non, je me sens faire partie de la tribu vaste des nomades à pas lents, ouvert au hasard, muni d'une certaine philosophie de contentement, bien à l'aise avec le monde physique tel qu'il est, pourvu d'un esprit vif...
Matt Hilton, extraits du livret"De la Franqui à Ramonville"

en vente 40 € - contact Matt Hilton : apwbee@gmail.com
"Le travail c'est le déplacement des objets dans l'espace, exister maintenant, travailler maintenant, qu'est-ce qu'on veut dire par ça ? Avoir la tête isolée, pleine de préoccupations abstraites, qui mènent parfois à taper sur le clavier... ?

Le travail pourrait-il être compris aussi comme le roulement des pieds sur les sentiers des dépossédés - ou plus, dans mes heures d'éveillé voyant entièrement la levée et la chute de la lumière, de l’énergie - ma main fabriquant en quelques dimensions alors... 
 
Etant donné notre qualité d'étranger, mes camarades connus et inconnues, sommes-nous simplement des nomades ou des bruits qui passent, toujours en train de négocier avec les règles visibles et invisibles de ce terrain mondain ?

 Ma manière de travailler c'est d'imaginer ou plutôt construire des filets pour voir qu'est-ce qui peut donc être attrapé. Par hasard je me suis trouvé en France sans domicile fixe avec le désir de faire ma vie ici.

 Mais étant quoi/qui ? Immigré, expatrié, exilé ? Je me souviens d'une tradition ancienne où il faut traverser trois fleuves avant d'être établi (évidemment en rapport avec les nécessités d'exogamie). J'ai fait plusieurs détours comme une bête chassée et était inondé par quelques hallucinations avant que, petit à petit, les vendanges s’annoncent et les fleuves la Berre l'Aude et l'Hers soient traversés."
Matt Hilton 

peinture sur carton découpé - 60 x 60 cm

carton peint à découper 60 x 60 cm
 Lire aussi l'article de la Dormeuse

Trois plasticiennes en déplacement

Intérieur / Extérieur

du 6 janvier au 31 janvier 2012
salle Espalioux à Pamiers
ouvert les mardis, mercredis et vendredis de 14 h à 18 h
entrée libre

vernissage le vendredi 6 janvier à 18 h 30

L'exposition "Intérieur / Extérieur, trois plasticiennes en déplacement" présente le travail de trois jeunes artistes. Ces dernières ont décidé de s'éloigner de leur pays d'origine et de déplacer leur centre de gravité géographique, intellectuel et artistique.
Toutes trois sont également parties des techniques classiques - dessin, peinture, sculpture - pour aller à la découverte des technologies numériques, puis évoluer vers les techniques mixtes.
Enfin, jeunes encore, elles ont déjà acquis toutes les trois une belle réputation, et ont exposé et vendu leurs œuvres en France comme à l'étranger.

Golnaz Behrouznia est iranienne et travaille en France,

Junlin Liu est chinoise et travaille en France,

Léonore Sabrier est française et sa terre d'élection est le Mexique.
------------------------------------------------------------------------------------------------

GOLNAZ BEHROUZNIA, née à Chiraz en Iran, dessine et peint de curieuses chimères qu'elle met en scène sur plusieurs médias, dont la vidéo. Ce travail très méticuleux, très patient, se situe à la rencontre des sciences de la nature, de l'imaginaire et des arts. le but de cette jeune Iranienne, passée d'abord par les Beaux Arts de son pays, avant de venir apprendre à Toulouse les technologies numériques, est de créer un monde nouveau, possédant ses propres lois. Si les animaux-cellules-chimères qu'elle dessine et anime nous semble familiers, c'est parce qu'ils auraient pu être à l'intérieur de notre corps, dans un autre monde, un autre temps. Quand ces chimères bougent, se transforment, se regroupent, selon leurs propores lois, le spectateur a l'impression d'assister en rêve à la vie cachée de son propre corps, ou bein à une représentation bizzaroïde de la vie en société, ou bien encore aux résultats d'une exploration extraterrestre.
Son travail a déjà été apprécié dans un grand musée comme les Abattoirs à Toulouse et publié dans de prestigieuses revues.
Golnaz Behrouznia - dessin, peinture et manipulation ordinateur












Et pour les curieux...
ou encore


------------------------------------------------------------------------------------------------------

JUNLIN LIU est née à Shangai (Chine) en 1985.
Diplômée de l'Ecole supérieure nationale des Beaux Arts de Shangai, Junlin est arrivée en frnace en 2007 pour continuer ses études artistiques à l'univeristé du Mirail ainsi qu'aux Beaux Arts de Toulouse. Elle nous présente ici des extraits d'un travail de longue haleine, à la fois intime et fortement ancré dans le banal, ses carnets.
Mélange de la vie de tous les jours, en Chine comme en France, ses carnets nous donnent à voir le tableau de bord d'une artiste sensible, au coup de crayon magistral, qui croque au jour le jour une silhouette, un animal familier, une ambiance. Les collages de papier d'emballage de bonbon, de tissus, de matières diverses, sont comme l'essai de faire rentrer toute l'hétérogénéité du monde dans l'espace minuscule de ces tout petits carnets chinois. Mais ils retranscrivent aussi le spectacle d'un monde changeant, qui présente à 'artiste le défi d'unifier dans une même esthétique le trivial et le sublime.






----------------------------------------------------------------------------------------------
LENORE SABRIER est elle aussi passée par les Beaux Arts, mais à Bordeaux et Marseille. Elle accomplit de fréquents séjours au Mexique, qui est devenu sa terre d'élection, le lieu où elle ancre son travail artistique. Le Mexique d'aujourd'hui, qu'elle connaît pour y animer des ateliers, dans une démarche militante. Et le Mexique d'avant la conquête égalemetn.
L'inspiration pré-colombienne évidente de certaines pièces, nous emmène dans le monde du rêve et du mythe, qu'elle évoque par un travail très spécifique sur les couleurs, d'une part, et par l'exubérance maîtrisée de son trait, d'autre part.
mais Léonore Sabrier dépasse les syncrétismes faciles du new age, ainsi que les évidences du post-surréalisme, en nous donnant à voir le surgissement du mythe, ce moment où rien n'est sûr, mais seulement certain, ce mement du doute également, quand les dragons sont boiteux, quand le serpent de la mythologie méo-américaine ne sait pas s'il va vraiment engendrer ce monde, ou retourner au néant d'où il a surgi.
Léonore Sabrier - craie grasse




les textes sont écrits par Xavier Malbreil.
lire aussi La Dormeuse
et la Dépêche